Dans cet article, j’aimerai vous mettre en garde contre deux écueils que j’ai pu constater chez quelques jardiniers débutants et vous donner quelques conseils.

Les deux erreurs à éviter avant de repiquer ses tomates

Le premier consiste à replanter plusieurs années de suite, au même endroit, des plants de tomates. Il faut savoir les pieds de tomates d’une saison vont lessiver la terre, que vous plantiez en potager ou en bac. Sans action de votre part, des plants de tomates de l’année suivante ont peu de chance de pousser correctement (ou sainement…) On dit que la nature est bien faite. Certes. Il n’empêche qu’elle a parfois besoin d’un coup de main.

La première solution est assez évidente : il faut effectuer une rotation des cultures. (On ne met pas deux années de suite, deux cultures du même type au même endroit.) Or, quand on travaille dans des bacs, on n’a pas toujours la possibilité d’effectuer cette rotation. Il faut donc « enrichir » la terre avant de semer à nouveau. Voici le premier écueil. Sachez que si vous avez rempli un bac entièrement de terreau une année, il peut néanmoins tenir deux ans, car le terreau est très riche.

Le deuxième consiste à enrichir sa terre n’importe comment. J’ai vu des photos sur Instagram de personnes qui mettaient littéralement leurs ordures dans leurs bacs/jardins comme s’il s’agissait d’un bac à compost ! Alors, non, ça ne fonctionne pas comme ça. On n’enterre pas des coquilles d’oeufs et des épluchures de bananes en décembre en espérant que la terre soit nourrie en mars ! (Désolée pour ceux qui le savent déjà, mais visiblement, rappeler des évidences est parfois nécessaire…) Ce n’est pas pour rien qu’on a inventé le compost et les bacs à compost 😉

Nourrir la terre simplement avant de la saison des semis

Conseil numéro 1 : n’oubliez pas vos sacs de terreau entamés

Mon premier conseil ne plaira peut-être pas aux aficionados du tout-naturel, mais il dépannera les honnêtes jardiniers qui cultivent sur leurs balcons (donc dans des espaces réduits avec peu d’accès aux composts et autres fumiers…) Il consiste à remplacer une partie de la terre de vos bacs par du terreau. Les personnes qui ont accès à un jardin ou à de grands bacs ne peuvent évidemment pas se permettre ce luxe, mais si vous, vous le pouvez, eh bien mon conseil c’est de le faire. Typiquement, l’an dernier, il me restait de la terre ET de la paille des années précédentes, et bien, je les ai tout simplement réutilisées. Pour faire pousser ses pieds de potirons annuels, mon beau-père vidait un sac de terreau sur le tas de compost (dans le jardin) et ça faisait un sol suffisamment riche 🙂

Conseil numéro 2 : du compost malgré tout !

Mon deuxième conseil est évidemment d’enrichir avec (à défaut de fumier…) du compost en le faisant soi-même (c’est possible même sur un balcon, et ça ne pue pas forcément 😉 ou grâce à ceux que les municipalités installent. Quand j’ai lancé ce blog, il n’y avait aucun compost autour de chez moi. Maintenant, il y en a plusieurs et vraiment très très bien gérés. (C’est là que vous réaliser que mettre des coquilles d’oeuf dans la terre ne fait pas du compost^^)

Il n’y a pas mille manières d’enrichir une terre pour éviter les rotations. (Si vous ne souhaitez pas ajouter d’engrais bien sûr ! Sachez tout de même qu’il existe des engrais compatibles avec l’agriculture biologique, il ne faut pas jeter bébé avec l’eau du bain…)

Conseil numéro 3 : des paillis quoi qu’il arrive !

Même sur des petites surfaces, le paillis, c’est la vie. D’une année sur l’autre, vous ne constaterez pas de changements majeurs, néanmoins sur plusieurs années, le paillis va réellement enrichir votre terre même dans de petits bacs. Donc, ne négligez pas ce point (outre le fait qu’au mois d’août, vous serez contents de ne pas voir dépérir vos plants au bout de deux semaines…)

Voilà. Comme vous pouvez le constater, dans cet article, je ne parle ni de marc de café, ni de peau de banane, ni de bicarbonate… Mettre du marc de café au pied d’une plante ne l’a jamais tuée, mais par contre, ça ne nourrira pas la terre pour autant 😉