Bourraches, lavandes, consoudes… Mon balcon est volontairement fleuri d’espèces mellifères. J’avoue que le côté esthétique est passé totalement au second plan au moment de choisir mes plantes fleuries. Au final, les abeilles n’ont pas mauvais goût, et nous apprécions ces plantes rustiques (et l’odeur de la lavande offre instantanément 15 secondes de vacances.)

Ma commune a installé plusieurs ruches dans la ville et d’une manière générale, j’ai l’impression que les abeilles ne manquent pas dans le coin. Alors, depuis le mois de mai, le balcon est systématiquement occupé par au minimum une demi-douzaine d’abeilles qui vont et viennent du lever au coucher du soleil. Pour les citadins que nous sommes, cette cohabitation ne s’est pas faite sans inquiétude. « On ne risque pas d’être ENVAHI ? » « On va se faire PIQUER dès qu’on ira pieds nus sur le balcon ?!? »

Après plusieurs semaines, c’est le moment de faire le bilan et peut-être de rassurer les aspirants à la permaculture : tout de passe bien.

J’ajouterai même, tout se passe étonnement bien. Les plantes mellifères sont si proches de l’intérieur de l’appartement, qu’elles semblent quasiment à l’intérieur. Les fenêtres sont constamment grandes ouvertes depuis les beaux jours et… Pas une seule fois, une abeille s’est aventurée à l’intérieur.

C’est presque troublant de constater à quel point la cohabitation se passe bien, à tel point que je ne les redoute absolument plus. Je jardine, je cueille mes fraises, je mets le museau dans la lavande sans crainte, et je ne suis même plus affolée quand un bourdonnement se fait entendre de très près. Notre chien aussi s’est habitué et ne les regarde même plus.

La vérité, c’est que les abeilles sont littéralement omnibulées par leur travail et leur butinage, et que rien d’autre ne les intéresse en dehors de cela. Je pense qu’il faudrait vraiment avoir un comportement très hostile pour qu’elles commencent à se préoccuper d’autre chose que de leur nectar et de leur pollen. En l’occurrence, elles sont les bienvenues chez nous !

En réalité, en trois mois, le seul insecte qui est venu se glisser dans l’appartement était une grosse guêpe bien moche qui est ressortie aussitôt et que nous n’avons jamais revue. Tant mieux !

VIDEO : instant estival sur le balcon